MAI 2026 · 6 min · ART · DEV · REGARD

Dessiner avant de coder

On ouvre l'éditeur, on pose une div, on ajuste au pixel, et trois heures plus tard la page existe sans qu'aucune décision de composition n'ait été prise. Le code a tranché à votre place, par défaut. C'est le piège de coder l'interface directement : vous vous enfermez dans le faisable avant d'avoir cherché le juste.

Je travaille à l'envers. Avant l'écran, le crayon. Chaque interface commence par un croquis, parce que le papier révèle en trente secondes ce que le code mettrait une après-midi à trahir.

Le crayon ne ment pas

Une composition qui ne tient pas sur le papier ne tiendra pas à l'écran. Le croquis est un test brutal et gratuit : si le déséquilibre saute aux yeux au trait, aucun CSS ne le sauvera. Le dessin élimine les mauvaises pistes avant qu'elles ne coûtent une ligne de code.

Les mêmes règles qu'une planche

Cadrage, hiérarchie, vide : ce qui gouverne une planche dessinée gouverne une page web. Où tombe l'œil en premier, où il respire, où on le pousse à cliquer. Le mural et l'interface posent la même question : comment guider un regard dans un espace donné. La réponse se pense en valeurs et en masses, pas en composants.

Du trait au composant

Une fois la composition validée au crayon, le code n'a plus qu'à exécuter une intention claire. Les composants traduisent une structure déjà décidée, le rythme vertical suit le découpage du croquis, les espacements ne sont plus négociés au jugé. Le développement devient une mise au propre, pas une recherche.

Ce que ça change

Moins d'allers-retours, des pages qui respirent, une cohérence qui tient parce qu'elle a été pensée comme un tout avant d'être découpée. Le dessin n'est pas une étape en plus : c'est l'étape qui supprime toutes les autres.

Voir où ça mène

Mon univers visuel : le dessin avant l'écran, à chaque projet.

Le pack wallpapers de cet univers

Mon univers visuel commence au dessin. Ce bundle en garde une trace sur votre écran.