MAI 2026 · 8 min · DEV · OUTILS

Un serveur sous le bureau

La plupart des sites que vous visitez vivent sur une infrastructure louée au mois, facturée à l'usage, qui coupe l'accès le jour où la carte expire. Mon univers entier, lui, tourne sur un Mac Mini posé sous mon bureau. Pas de Vercel, pas de cloud à l'heure : une machine que je possède, exposée au monde par un tunnel Cloudflare.

Pourquoi posséder sa machine

Louer du calcul, c'est pratique jusqu'au jour où la facture grimpe avec le trafic ou où une politique change sous vos pieds. Posséder le serveur inverse le rapport : coût fixe connu, données chez moi, aucune limite artificielle de build ou de bande passante. Le tunnel Cloudflare ouvre les ports sans exposer d'IP : la machine reste invisible, le site reste joignable.

La stack

PM2 orchestre tous les process Node, un par site, avec redémarrage automatique. Des runners CI self-hosted exécutent les déploiements directement sur la machine : un push, un build, un reload, sans quitter la maison. PostgreSQL et MongoDB tournent en local pour les projets qui en ont besoin. Des tâches cron sauvegardent chaque nuit. Umami fournit l'analytics sans cookie ni traceur tiers.

Ce qui casse, ce qui tient

Ce qui casse : une coupure de courant ou de box met tout hors ligne, il faut de l'onduleur et une connexion fiable. Le QUIC du tunnel peut décrocher, réglé en forçant http2 et IPv4. Ce qui tient : depuis la mise en prod, l'ensemble encaisse plusieurs sites, des bases, des runners et un bot, sans broncher. Un Mac Mini est taillé pour tourner 24/7 en silence.

À quel prix

Le prix, c'est la responsabilité : pas de support à appeler, vous êtes l'astreinte. En échange, un coût marginal proche de zéro, la maîtrise totale de la stack, et la satisfaction concrète de voir tourner son propre serveur. Pour un portfolio, des outils et des projets de niche, le calcul est vite fait.

Une preuve qui tourne dessus

Mon CV servi en MCP, hébergé sur ce même Mac Mini.

Ce que je fabrique sur ce serveur

Les outils que je construis ici finissent souvent là.